Sommes-nous seulement des spectateurs, des consommateurs de produits dont nous ne connaissons pas grand chose ? Sommes-nous obligés d’acheter ou pouvons-nous fabriquer ? La situation actuelle permet de répondre à ces questions de manière pragmatique : le salarié peut consommer s’il a un salaire. A partir du moment où le salarié est au chômage, donc sans salaire, avec une indemnisation chômage dans le meilleur des cas, dans tous les cas avec un revenu en dessous de son ancien salaire, le calcul est vite fait : il faut se remettre à faire soi-même.

La génération de nos grands-parents, voire de nos parents selon notre âge, savait fabriquer, concevoir. Elle n’était pas consommatrice, elle était productrice. Des haricots verts du jardin en conserve, à la table basse fabriquée en fer à béton, en passant par la confiture de cerise maison, l’environnement quotidien et familier était rempli de productions « DIY ». Nous retrouvons cette logique DIY également dans la majeure partie des pays du monde. C’est ce que nous vivons dans les sociétés occidentales depuis une quarantaine d’année qui constitue l’anomalie.

Franquin, l’auteur de bande-dessinée l’avait déjà bien compris : le bureau de Gaston Lagaffe est peut-être le premier fablab après tout ! Ne plus savoir faire, dans un sens large, est à la fois une aberration de nos sens mais aussi de notre psyché. Et ce d’autant plus que nos sociétés, et pas seulement occidentales, n’ont jamais eu autant de diplômés. Par conséquent, les connaissances, nous les possédons mais celles-ci sont malheureusement mal traitées par l’objectif de flexibilité du marché du travail.

Marché du travail ou marché de l’emploi ? L’expression la plus juste serait « marché de l’emploi » et plus précisément celle du « marché de l’emploi salarié ». Problème donc puisque le marché de l’emploi est en déliquescence, laissant sur le côté des millions d’individus, trop jeunes, trop vieux, trop qualifiés, pas assez qualifiés et j’en passe… Alors, pendant le temps où nous ne sommes pas en emploi, que faisons-nous ? C’est simple, nous travaillons !

L’enjeu maintenant est de transformer notre travail en activité génératrice de revenus légaux. J’ai bien dit légaux ! Il est donc temps de passer au temps du faire. C’est d’ailleurs le nom que j’ai donné à la collection de plans et de tutoriels conciliant ainsi les activités d’élaboration et de fabrication, c’est-à-dire savoirs et savoir-faire.

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A titre d’illustration, voici un petit exemple réalisé par mes soins.

A vos souris et outils maintenant ! Rejoignez Cobannos en adhérant en tant que collaborateur ! Vous accéderez à l’espace collaborateur et donc aux plans et à la production tout en pouvant y contribuer en apportant vos savoirs et savoir-faire !